Research builds my farming community

Deux hommes en salopette brune ont de l’eau jusqu’aux genoux dans un champ de canneberges inondé, une véritable mer rouge qui s’étire presque à perte de vue. Une bande de végétation est visible au loin, sous un ciel bleu parsemé de quelques nuages.

La recherche au service des agriculteurs

La production de canneberges bondit au Québec en partie grâce à des recherches menées à l’Université Laval
20 septembre 2016

L’agronome Simon Bonin et Olivier Pilotte, producteur de canneberges, ont de l’eau jusqu’aux genoux dans un champ de canneberges inondé, situé dans la municipalité rurale de Notre-Dame-de-Lourdes, sur la rive Sud du fleuve Saint-Laurent, près de Québec. Cet endroit est au cœur du territoire où se fait la production de canneberges, qui connait une croissance spectaculaire depuis quinze ans grâce aux recherches menées à l’Université Laval et à la création de Fruit d'Or, une entreprise de transformation établie à Notre-Dame-de-Lourdes.


Un tracteur râtèle un champ de canneberges inondé où flottent des baies détachées des plants.

Les plants de canneberges poussent idéalement dans des sols pauvres et secs, mais, à l’automne, les champs sont inondés pour faciliter la récolte. De nos jours, les canneberges sont récoltées au moyen de tracteurs munis de râteaux, qui passent au peigne fin les champs inondés pour détacher le fruit de son plant. Grâce à son centre creux, la canneberge remonte à la surface et flotte. Ce système nécessite l’aménagement de digues autour des champs et d’autres innovations, mais il est beaucoup plus efficace que le processus à sec d’autrefois.


Des canneberges écarlates flottent dans un champ inondé qui s’étend jusqu’à la lisière des arbres. La déclinaison du soleil crée un cercle de lumière jaune au fond à gauche, répandant une lueur dorée sur la surface des baies.

Un champ inondé, dont la surface est recouverte d’une profusion de canneberges. Au soleil automnal, le rouge caractéristique du fruit semble doré.


Quatre personnes vues de haut, dont l’une tient un râteau, se tiennent à l’intérieur d’une grande estacade noire qui dirige les canneberges flottantes vers le bord du champ.

Les canneberges qui flottent à la surface du champ inondé sont rassemblées au moyen de barrières flottantes et ramenées jusqu’au bord.


Quatre personnes debout dans un champ poussent les canneberges vers une immense pompe à l’aide de râteaux.

Des travailleurs de la récolte, emmitouflés pour résister au froid de l’automne, utilisent des râteaux pour pousser les canneberges jusqu’à un énorme tube d’aspiration qui les acheminera jusqu’aux camions en attente. Plus de 30 producteurs de canneberges répartis dans la région entourant Notre-Dame-de-Lourdes et les municipalités environnantes de Villeroy et Plessisville fournissent à Fruit d'Or des fruits de qualité exceptionnelle. En collaborant et en mettant en commun de l’équipement et leur savoir-faire, ils ont pu fonder leur propre communauté axée sur la production de canneberges.


Deux personnes se tiennent debout au bord d’un champ de canneberges inondé. Une troisième, râteau à la main, a de l’eau jusqu’aux genoux; les deux autres sont près de la lisière d’herbe. On voit un gros camion rouge et une remorque blanche à l’arrière-plan.

Les digues entourant les champs servent aussi de voies de circulation pour les camions de transport.


Un homme se tient devant une rangée de serres éclairées de l’intérieur par une lumière ambrée.

Jean Caron est professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval à Québec, où il dirige un programme visant à mettre au point les méthodes optimales de culture et de transformation des canneberges. Quelques dizaines de ses anciens étudiants, dont Simon Bonin, travaillent maintenant pour Fruit d’Or et dans les exploitations agricoles environnantes et ont grandement contribué au succès retentissant de la production de canneberges dans la région.

Photo : Martin Lipman / Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie


Dans un laboratoire, un homme travaille avec des récipients de verre et des tubes.

Jean Caron dans son laboratoire de l’Université Laval.

Photo : Martin Lipman / Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie


Des canneberges, vues de près, flottent sur l’eau.

La canneberge — dont le nom scientifique est Vaccinium macrocarpon — est une plante indigène à une large bande de l’Est et du Centre du Canada et aux États américains adjacents. Les producteurs et transformateurs de la région de Notre-Dame-de-Lourdes considèrent toutefois que grâce au climat frais de leur région, les baies cultivées localement ont une couleur rouge particulièrement intense et une valeur nutritionnelle exceptionnelle.


Deux hommes en salopette brune dans un champ de canneberges inondé montrent les fruits rouges et mouillés qu’ils tiennent à pleines mains.

Simon Bonin, de Fruit d’Or, et Olivier Pilotte montrent le fruit de leur labeur. Leur entreprise vend des canneberges sous diverses formes (séchées, surgelées, en purée, en jus et en poudre, de même que sous forme d’huile) à des fabricants et à des consommateurs de tous les pays. En à peine quinze ans, l’entreprise est devenue le plus important producteur de canneberges biologiques au monde.